
Benoit Dumon, organiste, contre-ténor, directeur artistique de :

Des pianistes à la tribune
Benoit Dumon, orgue
Au travers de transcriptions de pièces de piano mais aussi d'œuvres originales pour orgue au caractère pianistique évident, Benoit Dumon vous propose une illustration de la grande influence du piano sur l'orgue du XIX°S.
Bien davantage pianiste qu'organiste, Gabriel Pierné laisse une œuvre pour orgue brève mais très originale. Dans le tryptique Prélude, Cantilène et Scherzando qui ouvre ce récital, le piano demeure présent au travers des sons de l'orgue. Que ce soit dans les arabesques du prélude, dans le lyrisme proche du "bel canto" à la Chopin du second mouvement ou encore dans le divertissement virtuose du Scherzzando.
Prélude, fugue et variation de César Franck est une œuvre pour orgue bien connue, pourtant cette pièce n'est initialement pas destinée à l'orgue, mais au duo piano harmonium. Pétri d'ecriture pianiste, Franck décide transcrire cette œuvre à l'orgue seul lui donnant une nouvelle lumière.
La "Pièce héroïque" du même César Franck est quant à elle bel et bien destinée à l'orgue dès sa première mouture. Mais aucun doute, l'ombre du piano plane aussi sur ce poignant poëme symphonique.
Dès le vivant de Debussy plusieurs de ces œuvres pour piano son transcrites à l'orgue comme cela se faisait courament à l'époque. C'est le cas de la splendide "Cathédrale Engloutie" qui, à l'orgue, prend des accents symphoniques inatendues.
Ce concert se terminera avec deux préludes pour Piano de Rachmaninoff, l'un en do# mineur et l'autre en sol mineur. La aussi dès le vivant de Rachmaninoff, Louis Vierne propose une transcription du prélude en do# dont la majestée trouve une traduction parfaite à l'orgue. Il en va de même pour le prélude en sol mineur qui trouve une énergie renouvelée au son du roi des instruments.
